Son univers graphique fait se rencontrer les formes minérales, végétales et animales dans des processus évolutifs, des remous métamorphiques, où émergent des créatures, des paysages, des concrétions rocheuses, liées entre elles par l’impressionnante fluidité de son dessin. Plus rien n’est hiérarchisé, seuls des paires yeux marquent un arrêt, leur fixité nous reconduisant soudain à la question des taxinomies, des catégories. Qui regarde qui ? On navigue dans le répertoire infini des formes que prennent le vivant, entre émerveillement,
interrogation anxieuse et drôlerie provoquée par ce qui nous en rapproche ou nous en différencie.
Chloé Poizat a effectué ses études aux Beaux-Arts d’Orléans. Sa pratique se fonde sur l’assemblage, faisant dialoguer des fragments (dessins, peintures, sculptures,
vidéos, sons), elle crée des mondes fictionnels où le grotesque, le rêve, la peur et l’étrange sont omniprésents.
Cette année elle a réalisé un mural dans le cadre du Printemps du dessin à l’artothèque de Vitré, et participe à l’exposition Les nouvelles aventures du pastel aux Musées de Soissons (Frac Picardie).
En 2024, elle participe à plusieurs expositions collectives Une inquiétante étrangeté à Aponia lieu d’art contemporain, Le Monastier sur Gazeille, Poussière à la Galerie Duchamp, Yvetot, et réalise une exposition personnelle, Sous l’écorce des pierres, Centre des arts de Douarnenez.
En 2022, une première exposition personnelle lui est consacrée dans une institution, Ce que voient les yeux d’ombre à la Maison des arts de Grand Quevilly.
Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections publiques (Cnap, Masc,Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Fonds d’art contemporain, Paris).
Communiqué de presse